Canne-épée à garde, Signée Adam Paris, lame Tolède

Canne-épée à garde. Les deux bras de la garde s’ouvrent par un ressort placé sur la lame lorsque l’épée est dégainée. Cette lame est gravée et marquée « Toledo », elle est également signée O.Adam et Cie, Paris. On retrouve les traces de ce fabricant comme : Armuriers, arquebusiers, canonniers. « Adam (O) et Cie, succes. de E.Gourdin, boul. Sébastopol. 113 : Cannes armées. Canne-fusils. Cannes épée à garde. »  Réf : Les cannes à système, de Catherine Dike, page 261. Il était fréquent que les fabricants de cannes-épées fassent venir des lames de l’étranger pour les monter en France. Le pommeau est en andouiller (bois de cerf). Le fût est en jonc de Malacca. La férule en métal. La totalité de la canne mesure 93 cm de long, la lame mesure 70,5 cm de long. Ouverture par système de friction. Légères usures sur le bas du fût et sur le pommeau en andouiller, quelques légères trace de rouille sur la lame, mais l’ensemble reste en bon état. France et Espagne, fin du XIXe siècle.

Note sur les Cannes-épées et les cannes-stylets ou cannes-dagues:
On sait que les pèlerins en partance sur les Chemins de Saint Jacques de Compostelle avaient leur bourdon. On sait moins que ces mêmes pèlerins, lorsqu’ils étaient chevaliers, avaient le droit de dissimuler une épée à l’intérieur du bâton. C’est sans doute là l’ancêtre de la canne-épée.
En dépit des interdictions qui la visent régulièrement tout au long des siècles suivants, la canne-épée se porte bien. A la fin du XVIIIe siècle, elle est même devenue un accessoire indispensable que tout homme de bien doit avoir dans sa garde-robe.
Aristocratiques au XVIIIe siècle, les canne-épées s’embourgeoisent tout au long du XIXe siècle, alors qu’intervient en 1834 une nouvelle ordonnance qui en interdit le port, mais ni la fabrication ni la vente. Autant dire que comme les autres, cette loi reste sans effet. La canne épée étant par définition discrète, rien ne permet de remarquer l’utilisateur contrevenant.
A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, les cannes épées sont fabriquées quasi industriellement. C’est à cette époque qu’elles figurent en bonne place dans les catalogues, dans lesquels on trouve également des cannes-stylets dites aussi cannes-dards aux lames courtes.
Source : Les Cannes, Pierre Faveton, éditions Massin

Plus d'informations

En savoir plus sur cet objet

Nom

Email

Téléphone


Commentaire